Cuisiner avec les poudres

Assaisonner avec les poudres | Construire un goût | Changer de registre | Rubs, marinades sèches et croûtes | Cuisiner sauces, jus et plats mijotés | Familles structurantes, composer avec des poudres |

Cuisiner avec les poudres

Faire des poudres, c’est pratique pour conserver une récolte, utiliser des fanes, une pulpe, un reste de bouillon ou quelques champignons.

Mais ce serait dommage de s’arrêter là.

Une poudre est d’abord un ingrédient.

Une cuillère de poudre d’oignon peut renforcer une sauce.
Un peu de tomate peut donner du corps à un jus.
Une poudre de champignon peut approfondir un bouillon.
Une pincée d’olive peut terminer une assiette.
Écrevisse, poisson ou dashi peuvent apporter en quelques secondes ce qui demanderait autrement un fond, une cuisson et pas mal de vaisselle.

Et plusieurs poudres réunies deviennent encore autre chose : un rub, un bouillon instantané, un assaisonnement maison, une croûte ou le début d’une sauce.

Autrement dit, on ne cuisine pas “de la poudre”. On cuisine avec elle.

Assaisonner et relever

Ail, oignon, céleri, poireau, tomate, herbes…

Le premier geste est aussi le plus simple : une pincée ou une cuillère directement dans la préparation.

Mais une poudre maison apporte souvent davantage qu’un simple assaisonnement. Selon que l’aliment a été séché cru, cuit, rôti ou fumé, le résultat peut être frais, doux, grillé, profond ou franchement corsé.

→ Assaisonner avec les poudres

Construire un goût

Certaines poudres sont de véritables petites réserves de cuisine.

Bouillon de légumes, champignons, dashi, miso, poisson, écrevisse…

Elles permettent de construire rapidement le fond d’une soupe, d’une sauce ou d’un plat mijoté, seules ou associées entre elles.

→ Construire bouillons, fonds et sauces

Changer de registre

Une même préparation peut prendre une tout autre direction avec quelques poudres bien choisies.

Un bouillon de légumes peut devenir plus asiatique avec du dashi, du champignon, de l’ail, du gingembre ou une touche d’algue. Une sauce peut évoquer le Maghreb avec de la tomate, de l’oignon, du cumin, du paprika, du citron séché ou des herbes. D’autres associations peuvent l’emmener vers l’Inde, le Moyen-Orient, l’Amérique latine ou les cuisines fumées du barbecue.

L’idée n’est pas de reproduire une cuisine entière avec trois pots, mais de faire varier l’identité d’un plat sans repartir de zéro.

On peut ainsi transformer une soupe, une sauce, des légumes rôtis, un riz ou une viande en changeant simplement son mélange d’assaisonnement.

→ Donner une direction asiatique, maghrébine ou autre à un plat

Rubs, marinades sèches et croûtes

Avant le feu, les poudres changent encore de métier.

Ail, oignon, tomate, paprika fumé, herbes, champignons et autres poudres peuvent être assemblés puis frottés sur une viande, un poisson ou un légume.

La chaleur fera le reste.

→ Rubs, marinades sèches et croûtes

Dans les sauces et les plats

Une sauce manque un peu de profondeur ? Un jus paraît maigre ? Une tomate d’hiver aurait besoin d’un souvenir du mois d’août ?

Les poudres permettent de corriger, renforcer ou compléter un plat sans forcément ajouter davantage de liquide.

C’est probablement là qu’elles deviennent les plus discrètes : on ne les voit plus, mais elles sont bien là.

→ Cuisiner sauces, jus et plats mijotés

Condiments et finitions

Toutes les poudres ne doivent pas disparaître dans la casserole.

Certaines méritent d’arriver au dernier moment : olive sur une tomate, champignon sur un œuf, tomate sur un fromage frais, écrevisse sur une soupe…

Quelques pincées peuvent devenir un véritable condiment.

→ Les poudres en finition

Faire ses propres mélanges

À partir de là, le garde-manger devient un petit laboratoire.

Une poudre apporte le végétal, une autre l’umami, une troisième le fumé, une quatrième l’acidité ou la douceur.

On peut préparer ses propres mélanges pour un bouillon, un barbecue, des légumes rôtis ou simplement avoir sous la main le petit pot qui sauve le dîner.

On peut aussi composer des mélanges qui donnent immédiatement une direction à un plat : un profil asiatique autour du dashi, du champignon et de l’ail ; un profil maghrébin autour de la tomate, de l’oignon, du cumin et du paprika ; ou encore une base plus fumée, herbacée, marine ou pimentée.