Robot multifonction et son panier centrifugeuse

Le robot multifonction et son panier centrifugeuse

Nous avons déjà un robot multifonction dans la cuisine.

Il pétrit, hache, mélange, râpe, émulsionne… et, avec un simple panier supplémentaire, il peut aussi centrifuger.

C’est cette dernière fonction qui nous intéresse ici.

Pas tellement parce qu’elle permet de faire du jus de pomme ou de carotte. Elle le fait, bien sûr. Mais parce que nous avons découvert qu’elle pouvait rendre un service beaucoup plus large : séparer rapidement la partie liquide et la partie solide d’une préparation.

Une centrifugeuse qui n’est pas vraiment une machine

Contrairement à une centrifugeuse classique, nous n’avons pas ici un appareil supplémentaire avec son propre moteur.

Le moteur est celui du robot.

On installe dans son bol un panier centrifugeur perforé, son couvercle et sa goulotte. L’ensemble tourne à grande vitesse et la force centrifuge fait passer le liquide à travers les parois du panier.

Après utilisation, on retire l’accessoire et le robot retrouve son travail habituel.

C’est une caractéristique que nous apprécions particulièrement : une fonction supplémentaire sans ajouter une machine supplémentaire dans la cuisine.

Pour un matériel qui peut rester inutilisé une partie de l’année, ce n’est pas un petit avantage.

Pour les jus, évidemment

L’usage prévu reste parfaitement valable.

Fruits et légumes suffisamment tendres ou préparés peuvent passer par la goulotte. Le panier tourne, le liquide traverse ses perforations et les matières solides restent séparées.

On obtient rapidement un jus de fruits ou de légumes.

Mais si nous ne faisions que quelques jus occasionnels, nous ne sommes pas certains que cette fonction justifierait à elle seule notre enthousiasme.

C’est ailleurs qu’elle devient vraiment intéressante.

Cuire, broyer, centrifuger

Nous utilisons également le panier centrifugeur avec des préparations déjà cuisinées.

Une soupe de poissons ou une préparation d’écrevisses en est un bon exemple.

Nous pouvons cuire poissons ou crustacés avec leur garniture aromatique, laisser l’ensemble travailler tranquillement, puis réduire suffisamment les matières avant de les centrifuger.

Le principe devient :

cuire → broyer → centrifuger

Le broyage facilite l’extraction.

La centrifugation réalise ensuite la séparation.

Nous récupérons d’un côté un liquide riche en goût, qui pourra devenir soupe, bisque, fond, sauce ou être encore concentré.

De l’autre reste une matière beaucoup plus sèche.

Pour les écrevisses, cette méthode nous évite notamment une longue séance à presser consciencieusement une préparation dans un chinois.

Ne pas demander au panier de tout faire

Il faut néanmoins rester raisonnable.

Le panier centrifugeur sépare beaucoup mieux qu’il ne broie.

Des carapaces d’écrevisses entières, des arêtes importantes ou d’autres matières très dures n’ont rien à faire directement dans l’accessoire.

Nous préférons préparer la matière auparavant : cuisson, découpe et, lorsque c’est utile, passage au mixeur plongeant ou broyage avec l’outil approprié du robot.

Ensuite seulement vient la centrifugation.

Chaque outil fait ainsi le travail pour lequel il est le plus à l’aise.

Et le robot manifeste nettement moins son désir de traverser le plan de travail.

Pas seulement poissons et crustacés

Une fois que l’on cesse de considérer cet accessoire uniquement comme une « machine à jus », d’autres possibilités apparaissent.

Tomates cuites, légumes, préparations destinées à devenir des fonds ou des sauces peuvent également être séparés de cette manière.

Cela ne signifie pas qu’il faille tout centrifuger.

Pour une soupe dont nous voulons conserver le corps, un mixeur ou un moulin à légumes sera souvent préférable. Un chinois permettra une autre finesse de filtration.

Nous utilisons la centrifugation lorsqu’une séparation assez nette entre liquide et solide nous est utile.

C’est le résultat recherché qui choisit l’outil, pas l’inverse.

Et ce qui reste dans le panier ?

Comme toujours chez Popotte, nous regardons avant de jeter.

La matière récupérée peut parfois encore contenir suffisamment de goût ou de substance pour une autre préparation : farce, soupe, galette, séchage ou poudre selon ce que nous avons centrifugé.

Dans d’autres cas, elle sera réellement épuisée et terminera au compost.

La centrifugeuse ne produit donc pas nécessairement un produit et un déchet.

Elle sépare deux fractions.

À nous de regarder ensuite si chacune a encore quelque chose à raconter.

Pourquoi nous aimons cette solution

Nous avons connu des appareils entièrement consacrés à l’extraction de jus.

Ils peuvent être très efficaces.

Mais lorsque la saison des fruits est terminée, ils deviennent aussi de magnifiques machines à occuper une étagère.

Ici, la centrifugeuse n’est qu’un accessoire d’un appareil qui travaille toute l’année.

Le robot reste robot : pâtisserie, pâtes, hachage, râpage, mélange et toutes les tâches ordinaires pour lesquelles il a été conçu.

Puis, lorsque nous avons besoin de séparer rapidement une préparation, nous sortons le panier centrifugeur.

Cette polyvalence nous paraît finalement plus intéressante que la recherche d’une machine spécialisée parfaite.

Un appareil, plusieurs fonctions et quelques accessoires bien choisis : pour s’équiper sans transformer la cuisine en réserve d’électroménager, c’est une philosophie qui nous convient assez bien.

Notre vieux Magimix et son panier centrifugeur. À l’origine prévu pour autre chose, il a depuis découvert les soupes de poissons et les écrevisses. Pongo aussi. 😄

Curieusement, une centrifugeuse dans la commerce renvoie vers les jus de fruits, etc… mais notre utilisation reste non documentée (sauf machines de laboratoires!), pourtant sur une soupe d’écrevisses ou de poissons…